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Le nombre de personnes qui font une demande pour adopter un enfant a presque doublé en 15 ans. On compte aujourd’hui plus de 10 000 demandes par an. Environ 90 % des demandes sont déposées par un couple et 90 % des candidats à l’adoption ont entre 30 et 49 ans
Source : ONED rapport 2009 "Situation des pupilles de l’Etat au 31/12/2007" et INED (publication 2007)
Aujourd’hui, l’adoption internationale représente 80 % de l’adoption en France (soit 3271 enfants adoptés à l’étranger). La France est le quatrième Etat d’accueil d’enfants adoptés à l’étranger, après les Etats-Unis (20 000 enfants y sont adoptés par an) et l’Italie et l’Espagne (ex aequo).
Fin 2007, 2 312 enfants avaient le statut de pupille de l’État.
36 % des pupilles étaient placés dans une famille en vue de leur adoption. Les enfants placés en vue de leur adoption sont très jeunes (72 % ont moins d’un an).
Pour les deux tiers restant, aucun projet d’adoption n’est envisagé :
Quand ils sont adoptés, les enfants plus âgés le sont principalement par les assistants familiaux qui en avaient préalablement la garde. Les enfants ayant un problème de santé ou de handicap sont le plus souvent adoptés par une famille agréée, candidate à l’adoption, d’un autre département.
Le nombre total d’enfants adoptés à l’étranger par des familles françaises au titre de l’année 2008, soit 3.271, est en augmentation de 3,45 % par rapport aux 3.162 adoptions de 2007.
Haïti devient le premier pays d’origine avec 731 adoptions, suivi par l’Ethiopie (484), la Russie (315), la Colombie (305), puis le Vietnam (284).
La hausse de 2008 s’explique essentiellement par le nombre d’adoptions réalisées en Haïti (731) qui a donc augmenté de façon considérable par rapport à 2007 (403), dépassant le niveau de 2006 (571).
Elle est aussi notable en Ethiopie (de 417 à 484), relative au Vietnam (de 268 à 284) et en Ukraine (de 99 à 112). Par aillleurs, on note une baisse substantielle en Russie (de 402 à 315) ainsi qu’en Colombie (de 375 à 305), et dans une moindre mesure en Chine (de 176 à 144), au Mali ( de 135 à 72), en Thaïlande ( de 71 à 48) et au Brésil (de 66 à 39). En 2008, comme en 2007, les 10 premiers Etats d’origine représentent plus de 75 % des adoptions réalisées : 76,3 % en 2007, 78,6 % en 2008.
Les enfants accueillis en France en 2008 sont originaires de 67 pays, alors qu’ils venaient de 74 pays en 2007.
En 2008, les adoptions individuelles (37,1%) représentent une part légèrement inférieure à celle de 2007 (37,9%). Les adoptions par les OAA (42,9%) sont sensiblement supérieures à 2007 (41,8 %) et l’AFA accompagne, avec une part de 17,8%, une proportion inférieure de procédures à celles de 2007 (19 %). A noter que 2,2 % des adoptions ont été réalisées par des français résidant à l’étranger, par l’intermédiaire des postes diplomatiques sous le contrôle du secrétariat général de l’Autorité centrale pour l’adoption internationale. Seulement 28 % des adoptions ont été réalisées en 2008 dans des Etats parties à la Convention de La Haye contre 38 % en 2007. 72 % des enfants étant donc originaires d’Etats non parties à la Convention (62 % en 2007).
En 2008, la répartition géographique des adoptions s’avère être différente de celle constatée en 2007. Les Amériques/Caraïbes deviennent la première zone géographique d’origine des enfants adoptés ( 34 % contre 28 % en 2007), suivies par l’Afrique avec 29 % des adoptions contre 30 % en 2007. On note une diminution du nombre d’enfants originaires d’Asie (19% contre 21 % en 2007), ainsi que d’Europe (18 % contre 21 % en 2007).
Une répartition par tranche d’âge permet de dresser, comparativement à 2007, le constat suivant :