Adoption - www.adoption.gouv.fr est le site officiel d'information sur l'adoption d'un enfant, en France ou à l'étranger

Agrandir la taille des caractères Réduire la taille des caractères Envoyer à un ami Imprimer

Le bien-être et la santé de l’enfant

Lors de l’arrivée de l’enfant à votre foyer, il vous est fortement conseillé de faire réaliser un bilan de son état de santé.

Le bilan de son état de santé peut être effectué par votre médecin traitant ou dans une consultation de protection maternelle et infantile (PMI) ou encore dans une consultation spécialisée de conseil et d’orientation pour l’adoption.
Votre médecin ou le médecin de PMI peut également contacter cette consultation spécialisée s’il souhaite obtenir des informations, par exemple sur les pathologies rencontrées dans le pays dont votre enfant est originaire.

Le bilan comportera notamment :

  • l’évaluation de l’état nutritionnel de votre enfant,
  • l’identification d’éventuelles pathologies tropicales,
  • l’analyse du calendrier des vaccinations effectuées,
  • le développement psychomoteur,
  • et sa croissance en poids et en taille.

Le médecin pourra vous apporter des conseils pour un mode de garde ou une scolarisation.

Il sera attentif aux relations qui ont commencé à s’établir avec votre enfant et vous orientera si nécessaire vers des personnes compétentes pour un soutien à la parentalité.

En cas d’adoption d’un enfant en France :

Dans la plupart des cas, l’enfant pour lequel une adoption est envisagée est en bonne santé. Ce peut être un bébé, confié au sortir de la maternité, ou un enfant plus âgé devenu adoptable ; il est accueilli chez une assistante maternelle ou bien en établissement.

  • Les enfants déjà « grands » ont eu le même suivi médical que tous les enfants et la décision d’adoption n’entraîne généralement pas de dispositions particulières relatives à leur santé.
  • En ce qui concerne les bébés, qui n’ont pas encore « affirmé » leur bonne santé, il n’existe pas de directives spécifiques à l’adoption. Ne pas passer à côté d’un diagnostic, mais aussi ne pas retarder l’adoption par un excès d’investigations, telles sont les deux préceptes contradictoires qu’il faut chercher à concilier.

Dans certains cas, l’enfant, pour lequel est formé un projet d’adoption, peut présenter une pathologie plus ou moins sévère. Si la maladie ou le handicap n’est pas un obstacle juridique à l’adoption, des difficultés existent cependant, souvent liées à l’attitude restrictive de certains professionnels quant à « l’adoptabilité » de l’enfant. On rencontre d’un département à l’autre de grandes différences dans le nombre de contre-indications médicales à l’adoption.
Or, si l’on respecte certaines précautions à la fois dans le choix des couples et dans la préparation de l’adoption, à de très rares exceptions près, tout enfant est adoptable.

Lorsque l’enfant est remis effectivement aux futurs adoptants et jusqu’au prononcé du jugement d’adoption le concernant, il est « placé en vue d’adoption ». Les parents se demandent parfois s’ils peuvent (ou doivent) faire pratiquer un bilan de santé de l’enfant. L’enfant a été suivi, régulièrement, pendant tout le temps de sa prise en charge, par le service de l’aide sociale à l’enfance ou l’œuvre agréée. Au dossier, figurent - ou devraient figurer - l’histoire de l’enfant et les antécédents familiaux, lorsqu’ils sont connus.
Au moment du placement en vue d’adoption, ces informations sont communiquées aux postulants et le carnet de santé de l’enfant leur est remis. Chaque fois que cela est possible, il est souhaitable que ceux-ci prennent contact avec le médecin qui a suivi l’enfant depuis sa naissance. Nul mieux que lui ne pourra leur transmettre l’histoire médicale de l’enfant.

Lorsque l’enfant est malade ou handicapé, le médecin de famille ou le pédiatre peut se faire communiquer le dossier médical, à la demande des parents.

En l’absence de pathologie annoncée, les futurs parents lorsqu’ils sont inquiets, ont le droit de faire établir par le médecin de leur choix un bilan de santé de l’enfant. Certaines affections peuvent être difficiles à diagnostiquer précocement ou se révéler après trois mois. Il arrive que le bilan mette en évidence une anomalie non décelée : s’ils ne se sentent pas en mesure d’assumer une pathologie à laquelle ils n’ont pas été préparés, les parents peuvent remettre l’enfant à l’institution qui n’a jamais cessé d’en avoir la charge.

En cas d’adoption d’un enfant à l’étranger

Au moment de l’arrivée de l’enfant, il est recommandé aux futurs parents de se faire délivrer un carnet de santé par le service de PMI du Conseil général de leur département de résidence et de consulter un médecin (médecin traitant, médecin de PMI pour faire pratiquer un bilan).

Il arrive que des enfants nés à l’étranger présentent une pathologie non diagnostiquée dans leur pays d’origine ou que leur état de santé soit présenté dans un rapport difficile à analyser au point de vue médical Les risques doivent être appréciés différemment selon les pays d’origine.

Bon nombre de maladies infectieuses (gale, impétigo, poux, parasites intestinaux, paludisme) ou carentielles (rachitisme, carence en fer) sont guérissables et doivent être dépistées.
Certaines maladies à évolution chronique peuvent également être retrouvées ainsi que certaines affections pouvant laisser subsister des séquelles.

Les examens à pratiquer : ils seront déterminés par le médecin selon le pays d’origine.

Le bilan à l’arrivée :

Il est recommandé de procéder au minimum à :

    • Un test de dépistage de l’hépatite B et C, de la syphilis et une sérologie HIV ;
    • La recherche d’une anémie et d’une carence en fer ;
    • Une radiographie du thorax et une intradermo réaction à la tuberculine ;
    • Un examen parasitologique des selles.

Il peut-être utile de faire pratiquer un contrôle de l’âge osseux de référence chez les fillette arrivées après l’âge de 3-4 ans.

Le contrôle des vaccins :

Il est fréquent que l’on n’ait pas d’informations sur la situation vaccinale des enfants, ou que ces informations soient inexactes. Il est donc parfois nécessaire de recommencer les vaccinations comme si l’enfant n’était pas vacciné, ce qui n’entraînera aucun effet nocif chez l’enfant. s’il avait été correctement vacciné. Devant des signes évocateurs, certaines affections doivent être recherchées et peuvent justifier des investigations complémentaires.

Les pathologies rencontrées :

Devant des signes évocateurs, certaines affections doivent être recherchées et peuvent justifier des investigations complémentaires. Ce sont :

  • Les séquelles :
    • D’une prématurité
    • D’une dénutrition de la première année : le cerveau connaît une phase de croissance intense notamment dans les six premiers mois de vie. Les enfants ayant subi une grave dénutrition pendant cette période pourront connaître des séquelles neuropsychiques qu’une renutrition calorique ne pourra pas toujours compenser.
    • D’un hospitalisme ou de négligences multiples : elles peuvent être constatées chez des enfants ayant été peu stimulés dans des pouponnières ou des orphelinats. Un certain nombre d’enfants peuvent aussi avoir été victimes de maltraitance dans leur famille d’origine ou dans une famille d’accueil. L’histoire de la vie de l’enfant avant l’adoption devra autant que possible être connue et permettra de dépister plus rapidement d’éventuels troubles, dont bon nombre sont rapidement améliorables après l’arrivée de l’enfant.
    • D’un syndrome d’alcoolisation foetale : un alcoolisme important pendant la grossesse peut être générateur d’un petit poids, d’une petite taille et d’un petit périmètre crânien de naissance. Quelques anomalies du visage peuvent exister, mais ne sont pas toujours facilement dépistables, surtout chez les enfants très jeunes. Ces enfants peuvent être exposés à des séquelles intellectuelles définitives, aggravées par une hyperactivité venant perturber les apprentissages.
  • La drépanocytose : La drépanocytose, dans sa forme homozygote, est une maladie grave de l’hémoglobine, non guérissable, qui entraine un handicap physique chronique pendant toute l’enfance et l’âge adulte. Les enfants exposés sont les enfants d’origine africaine, surtout les enfants originaires d’Afrique noire et d’Haïti, et également ceux venus du Brésil, d’Inde ou des Antilles. L’électrophorèse de l’hémoglobine permet de dépister cette maladie.
  • Les pubertés précoces : Le problème des pubertés précoces chez les petites filles adoptées a été particulièrement évoqué, avec la séquence dénutrition - renutrition et avance pubertaire. Cette situation demeure cependant tout à fait exceptionnelle. On peut cependant être confronté à un problème de puberté avancée, avec développement des seins, vers l’âge de 7 ou 8 ans, nécessitant alors :
    • une surveillance régulière de la courbe de croissance
    • éventuellement, un contrôle de l’âge osseux à comparer à celui de référence effectué à l’arrivée de l’enfant. Le plus souvent, il ne s’agit pas d’une puberté précoce mais d’une erreur sur l’âge réel de l’enfant (absence de déclaration de naissance, âge minoré pour faciliter l’adoption…)