
Vous êtes dans l'espace
Lors de l’arrivée de l’enfant à votre foyer, il vous est fortement conseillé de faire réaliser un bilan de son état de santé.
Le bilan de son état de santé peut être effectué par votre médecin traitant ou dans une consultation de protection maternelle et infantile (PMI) ou encore dans une consultation spécialisée de conseil et d’orientation pour l’adoption.
Votre médecin ou le médecin de PMI peut également contacter cette consultation spécialisée s’il souhaite obtenir des informations, par exemple sur les pathologies rencontrées dans le pays dont votre enfant est originaire.
Le bilan comportera notamment :
Le médecin pourra vous apporter des conseils pour un mode de garde ou une scolarisation.
Il sera attentif aux relations qui ont commencé à s’établir avec votre enfant et vous orientera si nécessaire vers des personnes compétentes pour un soutien à la parentalité.
Dans la plupart des cas, l’enfant pour lequel une adoption est envisagée est en bonne santé. Ce peut être un bébé, confié au sortir de la maternité, ou un enfant plus âgé devenu adoptable ; il est accueilli chez une assistante maternelle ou bien en établissement.
Dans certains cas, l’enfant, pour lequel est formé un projet d’adoption, peut présenter une pathologie plus ou moins sévère. Si la maladie ou le handicap n’est pas un obstacle juridique à l’adoption, des difficultés existent cependant, souvent liées à l’attitude restrictive de certains professionnels quant à « l’adoptabilité » de l’enfant. On rencontre d’un département à l’autre de grandes différences dans le nombre de contre-indications médicales à l’adoption.
Or, si l’on respecte certaines précautions à la fois dans le choix des couples et dans la préparation de l’adoption, à de très rares exceptions près, tout enfant est adoptable.
Lorsque l’enfant est remis effectivement aux futurs adoptants et jusqu’au prononcé du jugement d’adoption le concernant, il est « placé en vue d’adoption ».
Les parents se demandent parfois s’ils peuvent (ou doivent) faire pratiquer un bilan de santé de l’enfant. L’enfant a été suivi, régulièrement, pendant tout le temps de sa prise en charge, par le service de l’aide sociale à l’enfance ou l’œuvre agréée. Au dossier, figurent - ou devraient figurer - l’histoire de l’enfant et les antécédents familiaux, lorsqu’ils sont connus.
Au moment du placement en vue d’adoption, ces informations sont communiquées aux postulants et le carnet de santé de l’enfant leur est remis. Chaque fois que cela est possible, il est souhaitable que ceux-ci prennent contact avec le médecin qui a suivi l’enfant depuis sa naissance. Nul mieux que lui ne pourra leur transmettre l’histoire médicale de l’enfant.
Lorsque l’enfant est malade ou handicapé, le médecin de famille ou le pédiatre peut se faire communiquer le dossier médical, à la demande des parents.
En l’absence de pathologie annoncée, les futurs parents lorsqu’ils sont inquiets, ont le droit de faire établir par le médecin de leur choix un bilan de santé de l’enfant. Certaines affections peuvent être difficiles à diagnostiquer précocement ou se révéler après trois mois. Il arrive que le bilan mette en évidence une anomalie non décelée : s’ils ne se sentent pas en mesure d’assumer une pathologie à laquelle ils n’ont pas été préparés, les parents peuvent remettre l’enfant à l’institution qui n’a jamais cessé d’en avoir la charge.
Au moment de l’arrivée de l’enfant, il est recommandé aux futurs parents de se faire délivrer un carnet de santé par le service de PMI du Conseil général de leur département de résidence et de consulter un médecin (médecin traitant, médecin de PMI pour faire pratiquer un bilan).
Il arrive que des enfants nés à l’étranger présentent une pathologie non diagnostiquée dans leur pays d’origine ou que leur état de santé soit présenté dans un rapport difficile à analyser au point de vue médical Les risques doivent être appréciés différemment selon les pays d’origine.
Bon nombre de maladies infectieuses (gale, impétigo, poux, parasites intestinaux, paludisme) ou carentielles (rachitisme, carence en fer) sont guérissables et doivent être dépistées.
Certaines maladies à évolution chronique peuvent également être retrouvées ainsi que certaines affections pouvant laisser subsister des séquelles.
Les examens à pratiquer : ils seront déterminés par le médecin selon le pays d’origine.
Il est recommandé de procéder au minimum à :
Il peut-être utile de faire pratiquer un contrôle de l’âge osseux de référence chez les fillette arrivées après l’âge de 3-4 ans.
Il est fréquent que l’on n’ait pas d’informations sur la situation vaccinale des enfants, ou que ces informations soient inexactes. Il est donc parfois nécessaire de recommencer les vaccinations comme si l’enfant n’était pas vacciné, ce qui n’entraînera aucun effet nocif chez l’enfant. s’il avait été correctement vacciné. Devant des signes évocateurs, certaines affections doivent être recherchées et peuvent justifier des investigations complémentaires.
Devant des signes évocateurs, certaines affections doivent être recherchées et peuvent justifier des investigations complémentaires. Ce sont :